lundi 5 janvier 2009, par gep eed
Une enquête via un questionnaire a été menée par l’équipe RVP de décembre 2007 à février 2008 inclus, auprès des enseignants de classes de CAP de l’Académie de Versailles. 110 enseignants représentant 42 établissements y ont répondu. Les résultats ci-dessous, même s’ils ne prétendent à aucune scientificité et rendent compte uniquement des réponses déclaratives des enseignants, sont révélateurs…
a. Les élèves en difficultés selon les secteurs :
Les filières ont été regroupées en 3 secteurs : CAP industriels, CAP tertiaires (y compris hôtellerie) et CAP santé, hygiène, environnement (incluant CAP coiffure).

Dans les sections de l’hygiène et santé, plus de la moitié des enseignants ont répondu avoir moins de 20 % d’élèves en difficultés d’expression. Dans les sections du tertiaire, près des 3/4 des enseignants estiment à plus de 20 % leurs élèves en difficultés. Dans les sections industrielles, ce sont près des 2/3, mais ¼ ont plus de 40 % d’élèves en difficultés.
b. Les représentations des enseignants sur les difficultés de leurs élèves :
Les difficultés ont été majoritairement repérées par les enseignants au cours des activités de la classe (95%) et parfois ont été diagnostiquées par une évaluation en début d’année (27%).

Mais ces difficultés ne sont pas ensuite explicitées avec les élèves car seulement 1/3 des élèves diagnostiqués ont eu un entretien individuel et 6% ont bénéficié d’un positionnement.
c. Leurs pratiques pédagogiques
Les enseignants interrogés disent avoir pour pratiques de reprendre les élèves lorsqu’ils s’expriment difficilement et 80% d’entre eux les font reformuler. Ils font rédiger des phrases plutôt simples, quelle que soit la discipline enseignée, mais la rédaction de textes courts reste surtout la pratique des enseignants de Lettres Histoire. Plus des deux tiers des enseignants ne mènent pas ou rarement un travail interdisciplinaire sur les consignes.

d. Les dispositifs de remédiation mis en place dans les établissements :
L’enquête a également montré une réelle volonté de la part des établissements d’aider ces élèves puisque plus de 70 % d’entre eux ont mis en place des dispositifs (Aide individualisée 49%, cours de soutien 44 %, intervenants extérieurs 12 %). En dehors des professeurs de Lettres-Histoire, ce sont en grande majorité les professeurs de Mathématiques-Sciences et les assistants pédagogiques qui participent à ces dispositifs d’aide surtout lors de l’Aide Individualisée et les cours de soutien. Toutefois il n’est pas mis en place systématiquement des évaluations pour apprécier les améliorations (60 % de ces dispositifs n’ont pas été évalués de manière significative). Il n’existe pas ou peu de critères précis sur lesquels les enseignants pourraient s’appuyer et lorsqu’il y a eu des évaluations, ce sont surtout lors de bilans ou de réunions d’équipe. Lorsque des améliorations sont constatées (20 %), l’élève a surtout acquis une plus grande confiance en lui, une meilleure compréhension des consignes, et des capacités rédactionnelles plus aisées.